ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:51 par colettelefebvre1937
hélas, jamais fait de danse. Je danse à l’instinct et ma voix est un don du ciel. Je tiens cela ma maman qui fut une grande voix lorsqu’elle était jeune.
Il me faudrait beaucoup de leçons pour me perfectionner ! Et pour la danse, il est trop tard pour être danseuse à l'opéra ! Mais je suis heureuse de pouvoir faire ce qui me plaît, danser, chanter, c’est une joie pour moi ! De plus je suis libre de faire ce qui me plaît, dit-elle. Le jeune homme la regarda, ébloui par le son de sa voix, par ce regard qui lui prenait le cœur.
« Je suis ravi mademoiselle, me permettez-vous de vous inviter à prendre un café, ou autre chose ?
« Mais monsieur le Marquis, je ne sais si je dois accepter.
« Allons, je vous en prie, je ne suis qu'un être humain comme vous et mon titre de marquis n'est rien que ce qui vient de mes parents. Moi je suis Jean pour vous, et pour la plupart des gens qui me connaissent. Vous savez ce titre de marquis ne me nourrit pas et il me faut travailler, comme tout le monde. Je suis ingénieur
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:51 par colettelefebvre1937
aux Ponts et Chaussées, vous voyez, rien d'extraordinaire !
« Tout de même vous êtes marquis ! Et que vont penser les gens de vous voir avec une petite bonne à tout faire, une nounou ?
« Mais Mademoiselle, il n'y a pas de déshonneur à être nounou ou à faire du ménage !
La belle jeune femme se senti gêné ses joues s'empourprèrent, elle accepta car en effet, il n'y avait rien de mal à prendre un café sur la terrasse de ce petit restaurant, et puis elle se sentait bien dans cet endroit avec ses amis musiciens qui jouaient. Alors elle accepta l'invitation du jeune homme. C'est ainsi que
Anouchka devient la femme aimée et adulée par le jeune marquis. Elle, la petite russe. Qui aurait pensé qu'un jour, elle allait rencontrer un marquis. Les jours passaient. Heureuse, elle continuait son travail avec joie, elle était resplendissante. Le jeune homme raconta à ses parents sa rencontre avec la jeune femme. Il avait un visage si heureux que sa maman, pour la première fois,
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:50 par colettelefebvre1937
pensa qu'il allait enfin être comblé. Elle attendait cela depuis qu'il était en âge de fonder une famille, mais jamais il n'avait trouvé une jeune femme qui lui convint. Aussi, elle se réjouit de le savoir enfin amoureux et elle lui demanda de l'inviter à un dîner. Il lui sourit.
Oui maman je lui demanderai.
Lorsque sa journée se terminait, la jeune femme rejoignait le jeune homme. Elle n’allait plus sur les marches du Sacré-Cœur.
Ses copains de la nuit avaient compris que leur amie était enfin guérie, ils se réjouissaient de son bonheur et s’effacèrent espérant qu'elle ne souffrirait pas. Mais elle ne pensait qu'à son bonheur, elle n'avait jamais été heureuse avant de rencontrer Jean. Lui, l'aimait et ne savait que faire pour lui plaire. Il l'avait aidé à trouver un professeur de chant, et l'accompagnait chaque fois qu'il le pouvait. Puis un soir, il lui demanda de l'accompagner chez ses parents pour dîner car il voulait la présenter à sa mère. Anouchka fut dans un premier temps réticente, elle ne pouvait pas accepter de peur de ne pas plaire à ses parents. Qu’allaient-ils penser, d’une
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:49 par colettelefebvre1937
jeune femme qui avait quitté son mari et qui n'était même pas divorcée. La chose aurait été différente si elle était veuve, mais là, elle avait peur d’être confrontée à des questions très embarrassantes.
Connaissaient-ils sa situation ? Ne risquait-elle pas d’être mal jugée et repoussé par ses parents. Non elle ne pouvait pas, il lui fallait plus de temps, attendre que son mari disparaisse de sa vie. Elle avait en effet appris par sa sœur qu'il allait très mal, atteint d’un cancer du foie et que ses jours étaient comptés, il allait mourir, après elle serait libre. Jean la comprenait mais il lui dit :
« Vous savez mes parents sont très simples, ils ont le titre mais pas la fortune et il y a longtemps qu'il n'y a plus de richesse chez nous ! Ils travaillent tous les deux, maman est infirmière et papa travaille à la banque en tant que simple employé. « Vous voyez, nous sommes comme vous, de simple gens, alors vous n'avez rien à craindre et maman ne veut que mon bonheur, ce que je n'avais jamais trouvé jusqu'à présent. Votre amour m'apporte le bonheur. Et c'est cela qui compte pour mes parents, alors dites oui ma chérie, cela ferait tellement
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:48 par colettelefebvre1937
plaisir à maman, je ne fais que lui parler de vous, de votre beauté, de votre gentillesse vis-à-vis des autres, tout ce qui m'attire chez vous.
« Alors d'accord, nous irons dîner chez vos parents mais comment vais-je m'habiller ? »
« Comme d'habitude ma chérie, vous êtes toujours belle. Vous seriez belle même avec des haillons, ne vous faites pas de souci, maman va vous recevoir avec un tablier de service car elle prépare le repas elle-même. Vous savez, nous n'avons pas de personnel de maison, les marquis et marquises sont des personnes comme tout le monde et les patronymes avec particules ne sont même plus nommés ! Montespan est notre nom et pas autre chose ». Le samedi soir, ils allèrent dîner chez les parents de Jean. Lorsqu'elle vit sa maman,elle sut qu'elle allait aimer cette dame dont la bonté se lisait sur son visage. Elle reçut la jeune femme comme sa propre fille, le papa était tout aussi aimable que son épouse, Jean était heureux de voir sa bien aimée entourée de tant d'affection, elle qui n'avait plus de parents et qui, lorsqu'ils vivaient, ne lui en avaient pas prodigué. Cela
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:48 par colettelefebvre1937
lui avait manqué, ils le voyaient, les yeux de la jeune femme brillaient de larmes à l’évocation de son enfance. Alors la maman du jeune marquis la prit dans ses bras et l'embrassa affectueusement.
elle pouvait être enfin heureuse, personne ne pouvait l’en empêcher. Seule, la mort de son mari pouvait la libérer de cette entrave, alors elle pourrait vivre pleinement libre et heureuse. Le repas se passa agréablement, les parents de Jean furent discrets, ne questionnant pas la jeune femme. Ils parlèrent de ses cours de chant, la jeune femme les fit rire avec les anecdotes qui se déroulaient pendant les cours, le rire lorsque le professeur la faisait chanter devant le miroir. Après le repas terminé, elles firent la vaisselle ensemble et après avoir pris le café ils prirent congé des parents, elle promit de revenir très vite. Ensuite, ils décidèrent de faire un tour place du Tertre et de prendre un verre au petit restaurant où ils étaient allés lors de leur première rencontre. En fin de soirée ils retrouvèrent les copains de la nuit sur les marches du Sacré-Cœur. Lorsqu'ils la virent arriver, ils lui demandèrent de chanter pour eux. Elle entonna une chanson qu'elle avait écrite pour eux
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:47 par colettelefebvre1937
puis récita un poème. Elle regarda Jean qui lui sourit, ils écoutèrent jouer les musiciens en laissant la soirée s'écoulait lentement. Il faisait bon vivre ce soir Anouchka était heureuse, les yeux verts de la jeune femme brillaient dans les lumières de la ville.
Il était tard et l’heure de rentrer s’approchait alors après avoir pris congé des copains, ils regagnèrent la chambrette de la jeune femme où ils discutèrent. Ils décidèrent de chercher un logement plus adapté à une vie en couple. Le marquis était un homme simple, il trouverait un logement tout près des parents de Jean. Anouchka était heureuse, mais un jour le malheur allait s'abattre sur elle. Alors quelle sortait de son travail pour rejoindre sa chambrette, une surprise à laquelle elle ne s’attendait pas allait la ramener à la réalité.
« Oh mon Dieu, ce n'est pas possible, comment ce démon a t-il fait pour me retrouver ? ». Cet homme celui qu’elle espérait ne plus jamais revoir se trouvait devant la porte de sa chambre, elle l’avait reconnue tout de suite. La peur la fit trembler, ses jambes se mirent à fléchir sous elle. Son mari se trouvait là avec un air furieux et
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:46 par colettelefebvre1937
méchant. Elle poussa un cri de frayeur. Il la prit par le bras, la bousculant dans l'escalier, lui serrant le bras si fort qu'elle sentit son cœur éclater de douleur. Le monstre l'avait retrouvée ! Il ordonnait qu'elle rentre avec lui, il était très malade et exigeait sa présence auprès de lui jusqu'à la fin. Sa mort était proche et il voulait qu'elle souffre autant que lui souffrait physiquement, elle souffrirait moralement, il ne voulait pas la savoir heureuse. Il l’a poussa dans l'escalier, elle voulut se débattre, crier, mais il la traînait dans l'escalier. Une voiture attendait devant la porte de l'immeuble, le jeune femme n'eut pas le temps de laisser un mot à Jean ou de prendre ses affaires, rien. La pauvre petite ! Son bonheur avait été de courte durée. Elle dut rentrer chez son mari. Les larmes ruisselaient sur son visage. Quand pourrait-elle retrouver sa liberté, son amour, elle ne pouvait imaginer recommencer la vie avec ce monstre ! Elle pria Dieu de lui accorder le répit, qu'il meure vite ! Elle dut supporter le malade qui ne lui laissait pas un instant de repos. Anouchka ne pouvait même pas sortir pour envoyer du courrier à son amour. Elle se demandait comment faire pour avertir Jean et ses patrons. Elle était prisonnière, comment avait-il réagit, en ne trouvant pas
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:45 par colettelefebvre1937
sa bien aimée ? Toutes ses affaires étant restées dans la chambre, il penserait certainement qu'il s'était passé quelque chose, il ferait des recherches et il allait la retrouver. Oui, elle en était sûre, il n'allait pas la laisser aux mains de ce monstre, mais dans combien de temps, combien de jours ?
Elle ne pouvait pas téléphoner, le téléphone était dans la chambre de son mari, elle ne pouvait donc pas prévenir ses employeurs qui devaient se demander où était passée la jeune femme car on ne disparaît pas comme cela, sans avertir. Mon Dieu, quelle honte. Effectivement, alors qu'il venait voir la jeune femme, Jean ne trouva pas Anouchka. Or, rien n'avait disparu. Que s'était-il passé ? Quelque chose de grave, il en était certain, mais quoi ? Il s'en alla alors voir leur vieille amie, Madame Paule. Si elle avait vu ou entendu quelque chose, elle allait le lui dire ! Il sonna :
« Bonjour madame Paule, vous n'avez pas vu Anouchka ce soir ? Elle n'est pas chez elle ».
« Mon cher Jean, il s'est passé une drôle de chose ce soir, un homme l'attendait devant sur son palier, , puis
ANOUCHKA ET LE MARQUIS
18/05/2013 16:44 par colettelefebvre1937
quand elle a ouvert sa porte pour sortir,, il l’a attrapé solidement par les bras pour l’emmener avec lui. Je l'ai entendue crier la pauvre chérie, alors je suis sortie pour voir ce qui se passait et là, j'ai vu l'homme qui la poussait dans l'escalier. Elle a essayé de se défendre mais il lui serrait le bras si fort que je l'ai vue chanceler puis, il l'a entraînée dehors où une voiture attendait ensuite elle a disparu depuis, je n’ai pas revu votre amie.
« Merci madame Paule.
Jean comprit de suite ce qui s'était passé, le mari d’Anouchka l'avait retrouvé et enlevé. La pouvait plus fuir et qui sait où il l'avait amenée ? Alors, il avertit les employeurs de la jeune femme qui connaissaient son passé. Ils furent désolés car ils l’appréciaient. Il rejoint ses parents, a qui il raconta l’histoire de nouveau. Sa maman fut très triste, mais Jean leur dit : « Je vais demander quelques jours de congés puis partir à sa recherche.
Il connaissait le nom du village, il trouverait. Mais un long périple allait commencer pour le jeune homme. Il passa la nuit à réfléchir. Au matin, il téléphona à sa
